Blasphemous Overlord – Embrace the Horror and Blasphemy

Posted in Black Metal, Critique with tags , , , , , , on 2014/08/08 by Asag Asakku

LaBlasphemous Overlord – Embrace the Horror and Blasphemy création de groupes monothématiques est un phénomène récurrent dans l’univers du Black Metal. Lorsqu’un musicien écrit des chansons qui ne cadrent pas avec le style de sa formation principale, il démarre un nouveau projet bâti sur mesure, avec un nouveau nom, logo et tutti quanti. Certains membres de la scène obscure sont ainsi à la tête de dizaines de groupuscules qui n’ont que quelques parutions mineures dans leur curriculum vitae.

Robert R. Egler (aka. Bob Macabre) appartient à cette espèce si particulière. Au cours des dix dernières années, ce gros bonhomme originaire de Pennsylvanie a formé pas moins de quarante (quarante!) projets distincts dans les registres Death, Black et Grind, réalisant des dizaines de long-jeux, démos, 7’’, cassettes, splits et autres compilations dont tout le monde se contrecrisse éperdument. Bien entendu, une production aussi pléthorique réalisée dans un laps de temps si court a un impact direct et immédiat sur la qualité de ce qui ressort de la machine à saucisses. Le résultat est généralement impropre à la consommation.

Blasphemous Overlord constitue donc l’énième émanation d’un esprit toujours fécond, appartenant à un homme capable de créer inlassablement de nouveaux groupes, même plongé dans un profond coma éthylique. Ce projet-ci repose cette fois sur les bases d’un Black Metal primitif, recyclant sans vergogne  la plupart des clichés du genre; pour son logo; son imagerie; sa pochette et sa musique. Cette dernière procure tout de même la seule vraie innovation offerte par le groupe, le «monoharmonisme», c’est-à-dire la capacité d’écrire et d’interpréter un album de plus de 35 minutes  au cours duquel le même riff est systématiquement répété à travers des boucles harmonique de quelques secondes. Le résultat est conséquemment extrêmement linéaire et ennuyant, une impression renforcée par un jeu de batterie sans créativité, qui ne sert qu’à ajouter quelques rapides «taktaktak» uniformes.

Embrace the Horror and Blasphemy pâtit (c’est l’évidence) de son concept d’origine, qui l’étouffe comme un corset du XIXe siècle. Les amateurs de minimalisme stylistique et autres fans de Von vont sans doute crier au génie (ça ne leur prend habituellement pas grand-chose, bien entendu). Les autres iront écouter du Black Metal.

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Label : Salute Records

Durée : 00:48:13

Parution : février 2014

Extrait Unleash the Malevolent Beast

Den Saakaldte – Faen I Helvete

Posted in Black Metal, Critique with tags , , , , , , , on 2014/08/05 by Asag Asakku

LDen Saakaldte – Faen I Helvetee parcours des groupes de Black Metal est habituellement sineux, balloté au gré des contraintes communes à tous les mouvements artistiques marginaux (la précarité, particulièrement). L’histoire de la formation norvégienne Den Saakaldte en offre d’ailleurs une bonne illustration. Fondé par un musicien d’origine grecque (et ex-membre de Naer Mataron) installé en Norvège , ce projet solo créé en 2006 a connu d’innombrables péripéties qui ont plusieurs fois menacé son existence : changements de line-up (à toutes les positions), de label, d’orientations stylistiques, etc. Le lancement cette anné d’un troisième album relève donc d’un véritable exploit, cinq ans après la parution de All Hail Pessimism, suivi d’une longue période de silence qui laissait croire à la disparition du groupe.

La formation dirigée par Sykelig (guitare et composition) surprend avec Faen I Helvete, un album diversifié qui puise ses influences dans toutes les ramifications du métal obscur, alors que ses deux prédécesseurs baignaient plutôt dans le registre «dépressif». D’entrée de jeu, Din Siste Dag frappe avec une approche résolument dynamique et un tempo Thrash agréable et entraînant. Ce choix stylistique se confirme d’ailleurs tout au long de l’album. On perçoit aisément une volonté de retour aux sources, un hommage aux classiques des années 1980, avec des riffs lestés de rock et des envolées vocales dignes des vieux albums de Hellhammer ou de Bathory : écoutez les premières minutes d’Endelost Ode et vous en serez convaincus !

La production, confiée aux soins du jeune Strand Studio d’Oslo, est d’une glande clarté et met en valeur le talent des musiciens qui entourent Sykelig. En effet, le bonhomme choisit ses soldats avec un soin particulier. Il a ainsi confié la seconde guitare à Tjalve (Pantheon I, ex-1349), la batterie à Tybalt (Curse, Fortið), la basse à Seidemann (1349, Pantheon I) et le micro à Eldur (Curse, Fortið), tous des vétérans respectés qui ajoutent du tonus et de la profondeur à l’album. L’amalgame de ces talents – tant à la composition qu’à l’interprétation – donne un résultat d’une grande maturité, reflètant toute l’expérience d’un groupe d’artistes en plein contrôle de leurs moyens.

Malgré le départ médiatisé du vocaliste Niklas Kvarforth (Shining) en 2011, Den Saakaldte poursuit son chemin de manière très convaincante, se forgeant avec  Faen I Helvete une identité musicale qui le positionne dans le peleton de têtes des formations norvégiennes pratiquant un Black Metal fusionnant des sonorités traditionnelles à d’autres plus contemporaines. Cette évolution est remarquable et – en raison d’une entente paraphée avec le label polonais Agonia Records – l’avenir s’annonce prometteur pour ces sombres ménestrels du pays des fjords.

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Label : Agonia Records

Durée : 00:48:13

Parution : 27 mai 2014

Extrait Din Siste Dag

IXXI – Skulls n’ Dust

Posted in Black Metal, Critique with tags , , , , , , on 2014/08/01 by Asag Asakku

IXXI – Skulls n’ DustFermez les yeux un instant et imaginez le Diable chevauchant une monstrueuse motocyclette et roulant à fond de train sur la route 666, terrorisant les dévots et culbutant les pucelles.  Un tel périple mérite une trame sonore digne du prince des ténèbres, et c’est précisément ce que les Suédois de IXXI cherchent à réaliser avec leur quatrième rejeton, appelé poétiquement Skulls n’ Dust.

Créé en 2006 par Axel Johnson (aka. Acerbus, également co-leader d’Ondskapt), ce trio propulse un Black Thrash Metal décomplexé, farci de gros riffs et très largement inspiré par les classiques du Hard Rock des années 1980. On reconnaît d’ailleurs aisément les influences directes de Mötorhead, Venom ou Sodom, pour le plus grand bonheur des amateurs ayant atteint la puberté en écoutant ces groupes.

Les chansons les plus réussies de l’album sont d’ailleurs celles qui possèdent une dynamique résolument Thrash (particulièrement la pièce titre, G.P.S.D. et Original Sin) Difficile de pas tendre le poing et secouer furieusement sa nuque quand ces titres retentissent. Les accords pesants joués en palm mute sont parfaitement réussis et exécutés, enrobés par une batterie agressive et maitrisée. Le résultat transpire la testostérone et autres hormones mâles incitant à brutaliser son prochain.

Curieusement, c’est lorsque le groupe s’approche davantage des sonorités typiques du Black Metal que la sauce se gâte légèrement. Sans être mauvaises, les dernières chansons détonnent avec leur approche plus  «ambiante» et leur structure assez classique. L’album se clôt d’ailleurs sur l’instrumentale B, une espèce de Power Ballad grandiloquente qui laisse une fâcheuse dernière impression à l’auditeur.

Malgré ces quelques nuances, Skulls n’ Dust demeure un disque agréable à écouter pour l’amateur qui – tel que votre hôte – a grandi avec les classiques du Thrash. Il accompagne parfaitement une ballade sur une grosse cylindrée, cheveux (hum) au vent avec Satan dans le side-car.

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Label : Osmose Productions

Durée : 00:53:46

Parution : 17 janvier 2014

Extrait : Original Sin

Teitanblood – Death

Posted in Black Metal, Critique with tags , , , , , , on 2014/07/29 by Asag Asakku

Il exTeitanblood – Deathiste plusieurs méthodes médicalement éprouvées pour nettoyer le cérumen accumulé dans les canaux auditifs, mais aucune d’entre elle n’a l’efficacité du nouvel album de Teitanblood. Diantre, quel viol des tympans ! Dès la première seconde d’Anteinfierno, le déluge de décibels démarre, avec toute la subtilité d’un Tiger Tank. Pourtant, j’avais de forts préjugés envers ce groupe espagnol qui pratique le War Black Metal, un sous-genre caractérisé par un son de basse étouffant et une absence complète de créativité. Son leader me donne toutefois tort avec un remarquable deuxième album, simplement appelé Death.

Le groupe ne perd pas de temps à installer ses balises et respecte globalement les principales caractéristiques esthétiques du genre. Les compositions s’articulent autour d’un jeu de basse d’une pesanteur éléphantesque, entouré d’un son de guitare frénétique qui ajoute encore davantage de lourdeur. Quant à la batterie, elle impose un rythme martial, continuellement lancée à fond de train. Le résultat de cette combinaison défie toute description rationnelle et évoque un sévère pilonnage d’artillerie.

Heureusement pour l’auditeur, le groupe se permet quelques fantaisies qui donnent un peu de relief à ce bloc d’osmium (le métal le plus dense connu sur Terre). Trois titres dépassent les dix minutes et introduisent des ambiances et des tempos plus variés, qui permettent de souffler. Sleeping Throats of the Antichrist compte ainsi plusieurs passages Thrash, Cadaver Synod démarre avec un long crescendo hypnotisant et Silence of the Great Martyrs conclut l’album avec d’inquiétantes incantations et des sonorités lugubres. Il s’agit d’une évolution bienvenue, qui tranche avec certains monuments de médiocrité dont le War Black Metal s’est fait une spécialité au fil des ans.

Soyez prévenus qu’un tel album exige passablement de résistance de la part de ses intrépides auditeurs. Il faut en effet un certain courage pour se mesurer à soixante-huit minutes d’une telle brutalité étalée sans complexe. Dur et intransigeant, ce deuxième album commis par le cinglé derrière Teitanblood parvient (presque) à me réconcilier avec un genre honni que j’essaie habituellement d’éviter, un exploit digne de mention.

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Label : Norma Evangelium Diaboli

Durée : 01:08:33

Parution : 13 mars 2014

Extrait Burning in Damnation Fires

Mayhem – Esoteric Warfare

Posted in Black Metal, Critique with tags , , , , , , on 2014/07/24 by Asag Asakku

Les Mayhem – Esoteric Warfaregroupes de Heavy Metal (ou de Rock) vieillissent rarement comme un grand cru, lequel gagne en saveur et en maturité au fil des ans. Trop souvent, les formations qui accumulent les albums et les kilomètres finissent par s’auto parodier, cherchant constamment à reproduire la recette qui les a rendu célèbres ou alors plaire à une base de fidèles amateurs qui refusent la moindre innovation.

C’est pourtant un chemin fort différent que les membres survivants de Mayhem ont pris au moment de leur improbable reformation il y a plus de quinze ans. Il fallait une sacrée paire de couilles pour revenir ainsi sous les projecteurs sans leur charismatique leader et après la parution d’un album considéré comme un des plus importants de l’histoire du Black Metal. L’arrivée de Rune Eriksen (aka Blasphemer) à la composition a toutefois insufflé le renouveau nécessaire pour éviter au groupe les affres de la redite et permettre la parution de trois albums forts différents en sept ans. Le départ du bonhomme peu après le lancement d’Ordo Ad Chao en 2007 constituait toutefois un sérieux revers  de fortune et le groupe n’a pratiquement rien lancé depuis.

En quête d’une nouvelle plume pour l’écriture des morceaux, les membres restants de Mayhem se sont tournés en 2011 vers Morten Iversen (aka Teloch), un musicien expérimenté qui préside également aux destinées de Nidingr et de NunFuckRitual. Son travail de composition pour le célèbre groupe d’Oslo se matérialise enfin cette année avec le lancement fort attendu d’Esoteric Warfare, seulement le cinquième long-jeu du quartet, le premier en sept ans.

Le résultat n’est toutefois pas à la hauteur de la magistrale campagne publicitaire déployée par Season of Mist. On nous promettait beaucoup, mais le bilan est mitigé. L’album n’est pas globalement mauvais, il manque plutôt de souffle (longtemps) avant l’arrivée. Pourtant, on pouvait espérer le meilleur avec Watchers, pièce d’ouverture bien écrite, qui met admirablement la table pour Psywar, premier extrait et meilleur titre du disque. Maniant habilement talent, rapidité et technique, cette chanson enchaîne les cassures rythmiques et les blasts furieux, donnant à entendre tout le savoir-faire de Hellhammer à la batterie. Une bonne dynamique se maintient encore quelques minutes, agrémentées de la voix unique et hargneuse d’Attila Csihar, mais les choses se gâtent sérieusement lorsque débute la face B de l’album (un concept que les plus jeunes d’entre vous ne comprendront pas).

En effet, dès le cinquième titre, le tempo diminue et les riffs perdent en mordant. Difficile d’éviter la comparaison avec les plus récents albums réalisés par Teloch pour ses autres groupes, lesquels affichent les mêmes caractéristiques stylistiques (et les mêmes défauts). Les dernières chansons sont ainsi particulièrement laborieuses et jouées sans réelle conviction, une situation inexplicable pour une formation normalement acharnée et vigoureuse. Bien avant que la dernière note de Aion Suntelia ne soit jouée, l’auditeur décroche et cesse de prêter attention à ce qui ressemble drôlement à du remplissage.

Pour une des premières fois de son histoire, la «marque» Mayhem privilégie la forme au détriment du fond, depuis la superbe pochette réalisée par Zbigniew Bielak jusqu’aux multiples versions et formats offerts par Season of Mist et ses partenaires (CD, Digipack, cassette, vinyle de toutes les couleurs imaginables, coffret de collectionneur, gramophone, tube de cire, etc.). Pourtant, cette débauche de mise en marché ne parvient pas à masquer un résultat musical de qualité moyenne, qui risque de laisser l’auditeur cruellement indifférent. À l’instar du coureur qui démarre trop vite, Esoteric Warfare manque d’énergie avant le fil d’arrivée et se laisse distancer par des rivaux moins expérimentés, mais plus déterminés.

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Label : Season of Mist

Durée : 00:47:21

Parution : 6 juin 2014

Extrait Psywar

Entrevue avec Kirkebrann

Posted in Black Metal, Entrevue with tags , , , , , , on 2014/07/15 by Asag Asakku

Draug_2Intarissable pépinière de groupes de métal obscur, la Norvège offre constamment de nouvelles découvertes ravissant l’amateur exigeant. C’est le cas pour Kirkebrann, un quintette originaire d’un bled au sud d’Oslo qui propose une musique subtilement nuancée (hum). Je vous offre donc aujourd’hui un entretien avec Draug, guitariste et fondateur du groupe

Métal Obscur. First, I would like to thank you for accepting to answer this interview. In your bio, you’re mentioning that Kirkebrann was first a «cellar project» that progressively took shape. What were your objectives and ambitions back in 2004? Did they change since?

Draug. It started with no ambitions at all. I just had a lot of song ideas needed to come out. I pulled in a good friend of mine who played drums and we started playing with the song making they progress in to great songs. We sat down at my place once a week for 38 weeks making a raw recording of a new song every week so we had no problem with materials. The ambitions changed when my friend Bjorn the manager of the Hammerslag festival asked me about playing on his festival. That’s when I started finding a bigger rehearsal room and went looking for other people to join the band. It also pushed us in to making of our first ep called Vinterblot.

MO. What were your prior experiences as a musician and artist? Why did you choose Black Metal to express yourself?

Draug. I just write the songs that are in my head. I guess everyone has their own definition of what black metal is. I’m not saying I’m inventing anything of course I have some inspirations from other bands that I feel is black metal, but I also feel that the music I make is black metal. Black metal is a feeling is all the anger and darkness inside me.

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MO. Your band’s name means «church fire», which is a pretty obvious homage to Norwegian Black Metal most infamous mischief. What do you think of the 90s church arsons and their impact on Black Metal?

Draug. I guess black metal never would be so popular around the world if it wasn’t for the burning of churches and the other things that happened in the 90s. It got black metal somehow out of the underground but most of the black metal bands try to stay in the underground. Black metal will never be a music for the masses but people will always be curious about what this is and I guess a lot of people have respect for the black metal music.

MO. You released Når Alt Dør last year, a harsh, brutal and extremely aggressive first full-length. What can you tell us about its creation process? Was it a collective effort or the work of a single mind?

Draug. All the songs except from one are songs from the creative process in cellar. We just worked with them a little and some of the other members of the band puts their touch on them. The lyrics are most written by Rogner and handpicked by me and Baadhl in the old cellar days. It’s like the lyrics just found the songs he. The song Ensom og glemt et Land som var is written by Iwan and is the only song that Rogner wrote the lyric after hearing the song and that turned out great to. He is really good at writing lyrics.

MO. Your album’s title can be approximately Google-translated as «When All Doors». My Norwegian being extremely limited, could you tell us what it truly means?

Draug. “Når alt dør” means “When everything dies”.

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MO. Your album’s introduction is a minute-long tirade against Christianity and its crimes. Why do you hate the Church? Is this feeling also aimed at other religions? Why?

Draug. All religion is just some way to mind control people. Christianity is just one of the big ones. They already conquered lot of the world with violence just like Islam is doing now. I hate them both. And all the others. I know that a church one fire is a symbol of fight against Christianity but it should also be a symbol of a fight against all religion. I guess a lot of people feel the need to worship something. Why should we worship something that doesn’t exist?

MO. Your music style is very close to 90s Norwegian Black Metal classics released by Darkthrone and Gorgoroth. What does mean «True Norwegian Black Metal» for you?

Draug. I don’t know and I don’t give a damn. You got black metal and you got other music. I don’t know who determines if you are a black metal band or a true Norwegian black metal band, I guess you have to be from Norway of course he is. As I said everybody has their own definition of what black metal is. We are anti religion because we choose to be so not because it’s the “rule” of black metal. I like old Darkthrone and Gorgoroth so if we sound close to them I take that as a compliment.

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MO. Your album was released by Blackcrowned Records, a small Mexican label. Is it a fruitful collaboration? Would you rather prefer to work with compatriots?

Draug. It’s just a one record deal for like 500 copies or something. I heard nothing from them since the record was released. I don’t think it’s a very serious label. So we are looking for label!

MO. For a third straight year, you will do a homage gig at the Hammerslag Festival in Tønsberg, playing Ulver’s classics. Were you asked to do this, or is it your idea? Are you nostalgic of the 90s?

Draug. The first gig we had with Kirkebrann was on the Hammerslag festival I think it was in 2011 or something. I have always been on the Hammerslag festival since it started in 2004. Bjørn Almar the festival manager is a good friend of mine so I have always tried to help him if he wanted it he he. It was his idea the first year we did the tribute gig and I guess it just became like a tradition. We try to pick bands most people haven’t seen live or have never played live. This year it’s as you said Ulver and it will be songs from Bergtatt and Nattens madrigal. Nattens madrigal is one of my top ten favorite black metal album all the songs are great and it has an amazing cold sound.

MO. They are «tourists» visiting the old Helvete shop in Oslo, maniacs collecting every possible rarities and endless debates about what’s «trve» or not. What do you think of this situation? Is Black Metal now good for museums?

Draug. I really don’t know. People are crazy.museum? I don’t know I always thought black metal was the outsider in metal music. The killing and burning in the 90s did put Norway on the map and got the Norwegian black metal band out to the world. Black metal is bigger in the rest of the world then it is in Norway. I guess they just think we are fucking insane and maybe we are, he he.

MO. In many interviews, Norwegian Black Metal musicians are complaining about shows’ diminishing attendance and frequencies in their country. Is it also your opinion? Are Norwegians fans being spoiled?

Draug. Yes we are spoiled. We can see the headliners on Wacken on a small stage In Oslo. There are people coming from the entire world to go to the inferno festival, but people in Oslo will not drive one hour just to see some bands. It hard to get gig for small black metal bands in Norway I guess people don’t want it. If the people don’t want it, the clubs don’t want it because they don’t make any money. That’s just the way it is.

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MO. Let’s conclude this interview with the traditional «what’s next?» question. What are your plans for 2014? Do you have many gigs already confirmed? Are you working on new material (split, EP, etc.)? In a broader perspective, what do wish for Kirkerbrann’s future?

Draug. First it’s the Hammerslag gigs. After that Rogner is going to quit the band so it is going to be some changes. So we haven’t been booking in a while but there will maybe be some gigs in Europa this year. We have started recording a new song and working on some new material but things are going a little slow right now. In the future i don’t know we continue to release albums play shows until I’m fucked up and ready to die.

MO. Thank you very much for your time.

Arkona – Chaos.Ice.Fire

Posted in Black Fail, Critique with tags , , , , , , on 2014/03/10 by Asag Asakku

Au cArkona - Chaos.Ice.Fireours du onzième siècle, la Chrétienté se mue en une force conquérante, avec la fondation d’ordres militaires, le lancement de la première croisade et des attaques répétées contre les derniers bastions du paganisme européen. C’est ainsi que le temple du cap Arkona, haut lieu de la religion traditionnelle slave à cheval entre l’Allemagne et a Pologne, est conquis et rasé par des princes chrétiens.

Mille ans plus tard, le souvenir de ce symbole est perpétué par le groupe Arkona, à travers un Black Metal justement teinté de paganisme et chanté exclusivement dans l’incompréhensible langue polonaise. Après une dizaine d’années de silence relatif (quelques splits et autres compilations sont tout de même parus), le groupe revient avec Chaos.Ice.Fire, un cinquième long-jeu qui cogne là où ça fait mal.

Brutal et incisif, l’album est une vraie réussite. La composition est pratiquement sans faille et s’autorise même une magnifique chanson tout en ambiance (Zasypiając w strachu, titre que j’ai renoncé à prononcer, mais qui signifie à peu près «s’endormir apeuré»). La plupart des chansons s’articulent toutefois autour d’un furieux couple guitare/batterie extrêmement violent qui assassine la subtilité à grand renfort de blasts. La rythmique est effet martiale et martèle l’auditeur avec beaucoup de conviction. Le son de la batterie constitue d’ailleurs peut-être le seul point faible de l’album, le trigger de la caisse claire étant mixé de manière beaucoup trop évidente. Le puriste en sera sans doute irrité, les autres apprécieront simplement la précision du jeu.

En dépit de cette observation, le résultat demeure très agréable (sic) à écouter (pour quiconque aime le genre, évidemment). Contrairement à leurs homonymes russes, les Polonais d’Arkona misent sur une musique directe, sans fioriture et autres flûtiaux. Hormis la chanson ambiante déjà mentionnée, le groupe propose un album axé sur la vitesse d’exécution et la sourde agression d’une langue défiant les douces sonorités latines.

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Label : Hellfire Records

Durée : 00:43:19

Parution : 30 décembre 2013

Extrait : Symfonia lodu ognia i chaosu

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